Isabelle Stanlowa Directrice Artistique, chorégraphe

Isabelle Stanlowa s’initie à la danse à 4 ans, dans le studio de sa mère, Janine Stanlowa. Elle y découvre très tôt l’exigence, mais aussi un plaisir profond du mouvement, une attention aux détails, une manière de faire vivre le corps avec justesse. Cette base, à la fois rigoureuse et sensible, ne la quittera jamais.

Elle poursuit sa formation auprès d’Attilio Labis, qui lui transmet la finesse et l’élégance de l’école académique française. À 20 ans, son professorat en poche, elle sait déjà que son chemin ne se limitera pas à enseigner. Elle a besoin de créer, de composer, d’explorer le monde de la danse autant que la danse elle-même : la chorégraphie, la mise en scène, la lumière, le costume.

Sa rencontre avec l’univers de sa tante, Sonia Rykiel, ouvre une autre dimension. Les matières, les couleurs, les lignes deviennent un prolongement naturel de son regard. Elle dessine les costumes de ses spectacles, puis crée pour les danseurs. Son travail attire l’attention de Chantal Thomass, Jean Paul Gaultier, Jean Paul Goude. En 2000, ses tutus sont distingués au Salon des Créateurs et ses collections trouvent un écho jusqu’au Japon.

En 1997, Pascal Amoyel lui confie la direction artistique de la danse pour le Festival de Musique de l’Enfance à la salle Cortot.

Ce qui caractérise son travail, c’est cette manière délicate de révéler plutôt que d’imposer. Du grand répertoire aux créations plus contemporaines, elle accompagne les danseurs au plus près de ce qu’ils sont, en mettant en valeur leurs singularités. Son écriture est claire, lisible, profondément humaine. Et le public y est sensible.

Elle chorégraphie pour des danseurs internationaux, notamment de l’Opéra de Paris, et collabore avec des compagnies comme la Scala de Milan, le New York City Ballet, le Ballet Eifman.

Directrice artistique de l’École du Ballet de Paris Stanlowa, elle reste profondément attachée à la transmission. Former, guider, préparer les élèves à leur avenir, techniquement mais aussi intérieurement, avec attention et exigence.

Elle est également directrice artistique du Concours de Paris « Le Chausson d’Or », fondé en 1992 par sa mère, aux côtés de sa sœur Patricia. En 2019, le concours prend une nouvelle dimension à la Salle Pleyel.

Depuis 2000, elle a créé un répertoire de plus de 30 pièces autant en classique qu’en contemporain.

En 2022, elle reçoit l’« Outstanding Choreographer Award » au YAGP, décerné à l’unanimité par le jury présidé par Élisabeth Platel. Elle signe plusieurs créations pour les danseurs de l’Opéra de Paris, dont Paul Marque et Bleuenn Battistoni. Son pas de deux « Entre deux », choisi par Alessio Carbone pour l’ouverture de ses galas « Les Italiens de l’Opéra de Paris », s’impose avec évidence.

Elle collabore également au festival « La vie est plus belle en musique » au Théâtre du Chesnay, aux côtés d’Alessio Carbone et de la violoncelliste Clara Strauss, puis rejoint la direction artistique du gala de clôture du Festival de Giverny.

Depuis 2022, elle présente les Portes Ouvertes de l’École du Ballet de Paris Stanlowa sur la scène du 13e Art, offrant au public un regard direct sur le travail et l’évolution des élèves. En 2023, elle est invitée comme jury à la finale du concours international Tanzolymp à Berlin.

La même année, son spectacle « Parenthèse » est coproduit par le 13e Art. Elle y réunit jeunes talents et artistes confirmés, avec la participation de Gautier Capuçon et de sa fondation, dans un esprit de transmission et de rencontre.

En 2024, « Entre deux » est repris par Karl Paquette pour ses galas, et ses créations sont invitées au Gala du Prix des Hivernales à Liège.

En 2025, elle crée de nouveaux pas de deux pour Joy Womack, présentés lors du gala « The Joy of Dance » et du Gala du Prix des Jeunes Espoirs.

En 2026, elle reçoit à nouveau l’« Outstanding Choreographer Award » aux États-Unis. Sa création est présentée au gala final du YAGP à Houston. Elle est également invitée comme jury au Prix d’Europe International Dance Competition à Paris.

Chez Isabelle Stanlowa, la danse est un espace de précision et de sensibilité, où chacun peut trouver sa place et faire émerger ce qu’il a de plus beau.